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A propos de E. Satie: Les commentaires qui accompagnent la musique de Satie. Sont -ils provocation? inspiration? oubien impuissance de la musique laissée à elle-même? Les mots appartiennent aux sons, ils sont la touche de lumière qui éclairera sa musique, une couleur nouvelle dans la musique, guidant l'artiste dans son interprétation.
Unir écriture et musique est une manière de transcender la notion d'art pur, une nécessité que Satie avait pressentie avant l'heure.
La musique acquiert avec Satie une dimension "abstraite", qui nous laisse dans l'insécurité, nous projette dans un temps qui nous est étranger, un temps dans lequel nos repères sont ébranlés (la pulsation étant presque inexistante), impression renforcée par la brièveté de ces pièces. L'auditeur perd de ce fait tout contact avec un temps terrestre, un temps qu'il pouvait jusqu'alors sentir en son corps et qui appartient dés lors à la sphère de l'imaginaire, de l'intemporalité.
Microcosme ConcisIon Non dit ellIpse Art Transparence épUration cRistallisation Essence Silence
A propos des Kinderszenen de Schumann: La première unité des pièces réside en ce qu'elles sont, comme le révèle le titre, des scènes, composées de ce fait dans un même état d'esprit, une même nostalgie d'une enfance à jamais perdue. Chaque pièce est comme une image énoncée, un souvenir d'une scène qui par l'intermédiaire de la musique va reprendre vie. Toutes les pièces concentrent en elles le temps très bref du souvenir, fuite de la réalité du monde adulte. Elles contiennent la poésie de l'enfance, une simplicité et une richesse mélodique, révélatrices du "Tondichter" qu'était Schumann.
Elles sont destinées a l'enfant en nous presque oublié, qui pourtant chaque jour nous aide à affronter le monde.
L'art de notre siècle n'est plus un art de FORMES, mais un art de FORCES. Au XXème siècle, c'est l'application à la musique de paramètres agogiques jusqu'alors inusités qui va changer son cours. Les énergies, qui jusqu'alors étaient ordonnées dans des formes définies, s'éparpillent, se désorganisent, créant des énergies diffusent qui engendreront un éclatement des formes. Celles-ci orientent la musique vers une organisation de forces, qui oscilleront entre détentes et tensions, basées à présent sur l'étude de l'organisation des énergies et des intensités, la configuration du temps et de l'espace.
Après l'écriture, avant la musique: le silence, élément naturel de l'âme.
A propos de la musique de Webern: Le silence chez Webern entoure, encadre la matière sonore, se dissout, se fond en elle par l'intermédiaire de nuances extrêmes (ppp), par la recherche et l'utilisation de timbres parfois à la limite de l'audible, provoquant comme un jeu avec le vide, un jeu avec le silence, qui fait parti intégrante de l'œuvre. La musique serait comme l'amplification d'un silence, qui trouve dans les compositions de Webern une dimension nouvelle et essentielle. |
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